ASSOCIATION des DIRECTEURS RETRAITES des LABORATOIRES VETERINAIRES DEPARTEMENTAUX
   
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Dorénavant, le laboratoire entame une vitesse de croisière avec ses trois services de santé animale, hygiène alimentaire et des eaux. Ses activités peuvent se résumer : 
A la demande de l’Etat : 
1. Pour la DDSV : santé animale (police sanitaire et prophylaxies des Maladies Légalement Contagieuses) ;  Hygiène alimentaire (contrôles en abattoir et restauration collective, dépistage des anabolisants et contaminants radiobiologiques)  
2. Pour la DDASS : analyses des eaux de consommation et de loisirs. 
3. Pour la Direction de la Consommation et des Fraudes. 
 
A la demande du département : 
1. Pour le SATESE : surveillance des stations d’épuration. 
2. Dépistage de la Leucose Bovine Enzootique. 
3. Contrôle des bovins à l’introduction dans un cheptel. 
 
A la demande des particuliers : 
Analyses effectuées pour le compte des vétérinaires, des éleveurs, des industriels en agro-alimentaire, des groupements de producteurs, du Groupement de Défense Sanitaire, des hôpitaux, des communes, des consommateurs. 
Ces différentes activités nécessitent des recrutements et de proche en proche, l’effectif du laboratoire est porté à 30 personnes.                                               

En 1982, le département décide de recruter un ingénieur chimiste pour son laboratoire. Cette personne s’occupera du service des eaux et du secteur chimie et sera promue au bout de 5 ans à la fonction d’adjointe au directeur. 
C’est le Décret du Ministère de l’Agriculture, en date du 29 Avril 1988, qui fixe les conditions de transfert des laboratoires départementaux aux départements Ces dispositions prises en application de la Loi de Décentralisation, ne font qu’officialiser, en réalité, une situation de fait existant depuis plusieurs années. En effet, les laboratoires, créés pour la plupart après la libération de 1945, avaient été mis à la disposition des DSV et étaient entièrement à la charge des départements. 
C’est ainsi que depuis le 18 Juin 1990, le Laboratoire Vétérinaire Départemental de la Corrèze est devenu un service du Conseil Général directement rattaché à la Direction Générale des Services du Département. 
La Corrèze, étant le département premier abatteur de veaux de boucherie, le Laboratoire acquiert la spécialisation de dépistage des substances anabolisantes interdites sur coupes de prostates (mâles) et de glandes de Bartholin (femelles). Cela représente 7000 analyses par an. 
Depuis 1990, les recettes et les dépenses du laboratoire figurent dans un budget annexe de celui du département ; elles s’équilibrent. L’informatisation du service et la création d’une régie de recettes permettent de simplifier la gestion. Le personnel qualifié et motivé comprend 32 personnes dont 2 postes scientifiques, 20 postes techniques, 8 postes administratifs et 2 postes d’entretien. 
En Mars 1992, le laboratoire subit un audit du Cabinet Gérardin sur les locaux qui sont trouvés vétustes et inappropriés pour être conformes aux directives de l’accréditation exigée par le RNE (Réseau National d’Essais) devenu plus tard le COFRAC (Comité Français d’Accréditation). Un second audit du Cabinet Ernst Young confirme le premier. Une nouvelle construction est décidée. 
Ce projet, répondant aux nouvelles normes, comprendra 5 secteurs bien distincts : santé animale, hygiène alimentaire, eaux, services techniques et administration-logistique. Ils sont reliés entre eux par des couloirs assurant la marche en avant des personnels, prélèvements et matériels. Cette nouvelle vision de laboratoire moderne nous vaudra d’aller l’exposer auprès de laboratoires vétérinaires de pays désirant se conformer aux exigences de la Communauté Européenne : Pologne, Malte, Islande. 
Le 18 Septembre 1995, le laboratoire emménage dans ses nouveaux locaux au Treuil de Tulle. Il dispose alors d’une surface de 3000m². 
Cette même année voit le LVD19 subir les audits d’accréditation par le COFRAC pour les programmes 109 et 99-4. Par la suite d’autres accréditations seront obtenues pour les programmes 59,99-3 ,99-5,99-6,100-1,100-2,116, 156 et 167 sous le numéro 1.0782. 
Ces accréditations nous valent d’être agréé par le Ministère de l’Agriculture, le Ministère de la Santé, la Direction de la Consommation et des Fraudes, le Ministère de l’Environnement pour toutes les analyses demandées par ces organismes. 
Le 02 Novembre 1999, je fais valoir mes droits à retraite, après 35 ans passés à la direction de ce service, et suis remplacé par un jeune confrère vétérinaire (cadre d’état). Le laboratoire possède un effectif de 35 personnes. 
Dans les mois suivants, la conjoncture aidant, le laboratoire prend successivement d’autres activités : diagnostic de la BSE, dépistage des métaux lourds, SATESE, création d’un service de prélèvement des eaux, des échantillons chez les vétérinaires et aussi en hygiène alimentaire. Toutes ces activités nouvelles portent l’effectif à 65 personnes. Du fait du paiement des analyses de BSE par le Ministère, les recettes du laboratoire augmentent considérablement et les bénéfices deviennent importants. Ils permettent de rembourser totalement, en quelques années, l’emprunt qui avait été souscrit pour la construction des nouveaux locaux. 
En 2005, le LVD19 devient le Laboratoire Départemental d’Analyses de la Corrèze. 
En 2010, un projet de rapprochement de laboratoires limitrophes se fait jour. Les départements de la Corrèze, du Cantal, du Puy de Dôme, de la Haute Loire formulent le souhait de rationaliser leurs moyens et de collaborer ensemble. La direction générale de ce GIP sera confiée au directeur du LDA de la Corrèze. 
En 2015, le nouveau découpage régional mettra un terme à ces démarches sur le point d’aboutir. En effet, les laboratoires concernés appartiennent à 3 régions différentes : Nouvelle Aquitaine, Occitanie, et Auvergne-Rhône-Alpes. 
Un nouveau projet consisterait en une entente entre les départements limousins : Corrèze Creuse et Haute Vienne. Mais quid ? 
A l’heure actuelle, en 2016, le département songe de plus en plus, à se débarrasser de son laboratoire en le privatisant ou en le faisant entrer dans un groupement de laboratoires. 
 

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